Le monde des Sirènes et des Tritons
Illustration de Mynti

Le monde des Sirènes et des Tritons

Une des expériences mystiques les plus importantes de mon adolescence a été ma rencontre avec Poséidon. J’étais en pleine méditation nocturne lorsqu’il m’a rejoint. Après avoir nettoyé le bas astral du lieu où je vivais, il m’a observé puis il a déchiré au dessus de ma tête une membrane invisible à mes yeux ; mon canal était alors devenu blanc lumineux et mon esprit beaucoup plus clair. C’est à la suite de cette incroyable rencontre que j’ai commencé à canaliser des messages des maitres et des archanges. Et cette expérience a renforcé mon intérêt pour l’eau et les êtres qui y vivent.

Les sirènes et les tritons, comme beaucoup d’autres êtres mythiques nous interpellent car leur existence reste un mystère. Notre société et notre mental nous disent qu’ils sont le fruit de notre imagination mais une partie de nous-même sait qu’ils existent. À une lointaine époque et avant notre chute vibratoire, nous partagions notre réalité avec les sirènes. Grâce aux récits mythologiques, notre mémoire collective nous indique qu’elles ont existé et certains en ont d’ailleurs la nostalgie. De plus, beaucoup d’entre nous possèdent des extensions de conscience sirènes ou tritons avec lesquelles collaborer. Mais pour cela, il nous faut retrouver nos aptitudes médiumniques innées. La télépathie, la clairvoyance ou le clair-ressenti doivent être développés pour communiquer avec eux et voyager par la conscience jusque dans les dimensions et autres réalités où ces êtres merveilleux évoluent.

Récemment, lors d’un voyage de la conscience, j’ai observé que les reliefs terrestres, telles que les montagnes, les collines et les plaines, ont des contreparties géométriques dans l’astral et l’éther planétaires. Ces géométries de couleurs sont irriguées, éclairées et mises en mouvement par les rivières, les fleuves et les mers comme le seraient des mécanismes. À ceux-ci se mutualisent les réalités temporelles et les différentes dimensions de Gaïa qui forment une architecture lumineuse complexe, naturellement solide et cohérente. Cette architecture est traversée par des mouvements de lumière qui génèrent des sons que Gaïa utilise pour maintenir l’équilibre de ses corps. Notre planète a besoin que des groupes d’êtres vivants de différentes origines se mutualisent pour la soutenir. Par exemple, les sirènes, les baleines et les dauphins, peuvent produire des sons spécifiques qui, associés, forment une extraordinaire mélodie amplifiée par l’eau puis distribuée partout sur la planète. Mais les êtres marins ne sont pas les seuls à soutenir Gaïa. Lorsqu’ils comprennent leurs fonctions planétaires, les humains éveillés deviennent des antennes optimisées qui participent eux-aussi à son équilibre.

Durant un voyage sous-marin, j’ai visité une communauté de sirènes et de tritons. Ils utilisent parfois des vortex pour passer de leur réalité à la nôtre. Le plus souvent, la raison de leur venue est d’œuvrer sur notre réalité qu’ils identifient comme malade. Ils m’ont expliqué qu’à une période de l’histoire planétaire, une branche d’humains est restée sur la terre ferme tandis qu’une autre, développant des qualités amphibiennes, a migré dans les profondeurs marines. Les deux clans étaient au service de Gaïa et ils entretenaient un lien fraternel très fort qui a longtemps perduré. La première fois que j’ai rencontré une sirène par la conscience, je dois avouer que son apparence m’a étonnée. Elle était très éloignée des images véhiculées par les dessins animés et autres représentations classiques. Tout d’abord, ma sirène était immense. Ses yeux étaient d’un mauve vitreux et ils m’ont donné la sensation de voir beaucoup de réalités différentes en simultanée. Ensuite ses dents étaient assez longues et pointues et ses cheveux remplis d’argues et de coquillages. Sa peau luminescente rayonnait une douce et belle lumière saumonée légèrement nacrée ; les écailles de sa queue possédaient des reflets magnifiques bleues argentés, mauves et jaunes. Dali, mon extension sirène, dégageait une force physique et spirituelle des plus impressionnante ! Ensemble, nous sommes descendues dans les abysses qui, surprise, bénéficiaient d’une source lumineuse inconnue. Elle m’a expliquée que dans les dimensions supérieures il ne fait pas noir dans les profondeurs comme dans la nôtre. J’ai pu observer de loin puis de près la beauté de sa cité peuplée d’immenses coquillages, de coraux et de structures géométriques stupéfiantes. Dans un de ces coquillages, j’ai vu un groupes de tritons qui créait des spirales en chantant. J’ai observé la portée impressionnante des sons qui se propageaient. Les baleines, orques, dauphins et autres êtres leurs répondaient ; c’était magique ! 

J’ai canalisé la méditation guidée qu’elle souhaitait offrir aux humains (accéder à la méditation de Dali) puis je suis revenue à moi le cœur chargé des magnifiques perles lumineuses qu’elle m’avait offert. Depuis, je les offre à des lieux qui en ont besoin au nom des sirènes ; je suis leur fière intermédiaire.

Nous sommes tous invités à joindre le chant de notre âme aux leurs pour participer au grand ouvrage et soutenir Gaïa au nom de la gratitude et de l’amour que nous lui portons.

Je vous remercie de m’avoir lue.

Chrystèle